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TSUTSUI Yasutaka
(Osaka, 24/09/1934 - )
Auteur de romans et de pièces de théâtre, Tsutsui Yasutaka est également acteur. Après avoir commencé comme auteur de Science-Fiction dans les années 1960, il a reçu de nombreux prix, dont le prix Tanizaki en 1987 et le prix Izumi Kyoka en 1981.
On trouvera des éléments biographiques très intéressants (en anglais) sur le site http://www.jali.or.jp/tti/en/prof-en.htm, d'où il ressort notamment qu'il a arrêté de publier depuis l'été 1996.
Jean Cholley, à la fin de son introduction au Je suis un chat, le livre de Sôseki Natsume, écrit que ce roman "suffit amplement à démentir l'opinion si répandue selon laquelle les Japonais manquent d'humour." Force est de constater que la plupart des romans ou nouvelles japonaises ne sont pas ce qu'il y a de plus fendard... Heureusement, Tsutsui Yasutaka est là !
Le Censeur de rêves (260 pages, Stock, nouvelles traduites par Jean-Christian Bouvier, Jean-François Laffont et Tadahiro Oku). Ce recueil contient onze nouvelles :
- Le Censeur des rêves : c'est la nouvelle qui donne son titre au livre, sans doute parce qu'elle fait pas mal sur la couverture, même si ce n'est pas la meilleure. Le tribunal du rêve doit gérer les éléments du rêve de la dame dont ils occupent l'esprit, si l'on peut dire, en tâchant de ne pas la réveiller . Or, comme cette dame a connu un drame récemment, du coup ses rêves ne sont pas du genre comique. Le tribunal doit donc censurer, transformer, changer les acteurs des rêves, les décors, pour les rendre méconnaissables et que, ainsi, elle ne se réveille pas en larmes...
- Le Cercle des Gentes Dames du Quartier : excellente nouvelle, drôle et effroyable, dont il vaut mieux ne rien dire pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur.
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Soldat à la journée : pour faire face à la baisse des conscrits volontaires dans l'armée, le gouvernement gallibien (les nouvelles de Tsutsui ont souvent pour cadre des petits pays imaginaires) lance un nouveau type de contrat de travail : soldat à la journée. Avantage parmi d'autres : le soldat peut repartir chez lui le soir (la Gallibie étant un petit pays, les transports en commun amènent vite sur le front). La nouvelle, qui nous fait suivre les mésaventures d'un Japonais représentant d'une société qui vend des fusils, va jusqu'au bout du raisonnement. Très bien.
- Bombe africaine : une des nouvelles les plus drôles du recueil. L'action se situe en Afrique. Apprenant que le Mekta s'est doté de la bombe atomique, le petit état voisin (moins de cent familles), veut en faire autant et achète donc, pour une bouchée de pain, un missile nucléaire qui menace à tout moment d'exploser, anéantissant la Terre par la même occasion... Trajet cahoteux dans la jungle, cabines téléphoniques planquées pour que les touristes ne les voient pas parce que ça ne fait pas traditionnel, etc. Burlesque, non-sens... excellent !
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Les poissons : Un couple et leur fils vont pêcher dans une rivière. Les parents se trouvent coincés sur un banc de sable alors que l'eau monte et que les poissons pullulent autour d'eux... pas vraiment drôle (sauf si l'on trouve Kafka comique, comme il considérait lui-même ses textes). Bien, mais curieux.
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Le Vent : il s'agit d'une discussion bizarre, sans aucune description. On reste un peu perplexe (en tout cas, moi).
- Plantée là... : voici une excellente nouvelle ! Pas vraiment drôle, elle se situe dans un monde légèrement alternatif, une dictature sans camps d'extermination mais qui se débarrasse des opposants (des gens qui ont eu le tort d'émettre des idées subversives) d'une manière proprement ahurissante : elle les plante. Eh oui. Il faut lire cette nouvelle. Effrayant.
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Le lit, mode d'emploi : petit essai humoristico-burlesque en forme de mode d'emploi, ou comment se coucher sur un lit sans risquer de rebondir et de s'écraser sur le plafond, et comment s'endormir en échappant à tous les dangers. Marrant mais un peu long (14 pages, quand même...).
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L'étrange homme-tatami : un homme s'endort, ivre, sur son tatami. Le lendemain, il constate que le maillage du tatami s'est incrusté sur son visage... Peut-il aller travailler dans ces conditions ? Est-ce une punition pour avoir négligé d'entretenir son tatami ? Nouvelle légèrement absurde, pas mal du tout. Tsutsui va jusqu'au bout des situations bizarres.
- Une rumeur me concernant : un peu comme dans la nouvelle de Dino Buzzati, Le défunt par erreur, un homme s'aperçoit qu'on parle de lui dans les médias. Sauf qu'ici, contrairement à la nouvelle de Buzzati, cet homme assiste à un compte rendu exhaustif, à la télévision et dans la presse, de ses moindres faits et gestes, par exemple le râteau qu'il se prend auprès d'une charmante secrétaire... Que se passe-t-il ? Sa photo s'étale à la une des journaux, des experts sont interviewés à son propos, les envoyés spéciaux sont sur les dents... Très marrant, surtout en ces temps de téléréalité débilitante.
- Genèse bavarde : effectivement. La nouvelle commence ainsi : "Don'don' était père de Don'doko. Don'doko, fils de Don'don', engendra Don'dokodon, lequel engendra Dokodon'don et Don'takata qui put engendrer Dokatan'tan. Don'takata, après avoir engendré..." Puis vient Zoubizouba, Zoubazou, Oum'dabada, Bazoumbazoum, Scoubidouwah, Grocaillou, Ripou, Roudoudou, Madoudoou, Yoplaboum, etc. etc. Rigolo, mais sans beaucoup plus (sauf si j'ai raté quelque chose !). Et puis ça dure douze pages...
Donc, un très, très bon livre, différent de ce qu'on peut lire ailleurs. L'auteur ne cherche pas à faire de la littérature tape-à-l'oeil, il raconte des histoires politiquement incorrectes remplies d'absurde, de provocation, de n'importe quoi, de critiques des médias et de la société... Au final, ses textes ont sans doute plus de profondeur que bien des livres qui roulent des mécaniques trop ostensiblement...
Les Cours particuliers du professeur Tadano (353 pages, Stock, roman traduit par Jeanne Cotinet et Tadahiro Oku).
Ce roman est, principalement, une satire du milieu universitaire japonais au sens large : Tsutsui tire sur tout ce qui bouge, des élèves crétins au corps enseignant opportuniste, en passant par les critiques qui emploient des termes compliqués et fumeux pour que les écrivains critiqués ne puissent pas les comprendre et ainsi être en mesure de répliquer (pages 264-265), ou bien encore les journalistes (cible facile s'il en est ; un journaliste demande au professeur Tadano de rédiger un article en ces termes : "Ce devra être écrit simplement. Nos lecteurs sont plutôt jeunes et des femmes", page 322).
Les enseignants, eux, sont présentés comme pleutres - avec toutefois des éclats sporadiques ridicules ("Je veux une mort digne d'un professeur ! Je veux mourir de sénilité !" page 332) - globalement assez ignorants ( "Il faut savoir que les professeurs sont tenus de publier une fois par an les résultats de leurs recherches, mais dans la plupart des cas, les résultats étant inexistants, ils se contentent de présenter quelque fumisterie de leur cru", page 74), mais également sans morale, avides de pouvoir, pourris par la jalousie et l'auto-satisfaction ; ainsi, les enseignants se réunissent toutes les semaines pour écouter pérorer les "gros bonnets", s'auto-congratuler, se mettre en valeur lors de monologues lamentables : "Vingt minutes après le début du discours de Saiki, Shishinari et deux autres enseignants s'éclipsèrent. Dans ces cas-là, on allait au café. Ce fut ensuite Iinuma qui se leva. Tadano devina aisément où il se rendait : au sauna, c'était sûr. On avait le temps, pendant que les professeurs parlaient, d'aller se faire masser tranquillement et de revenir ensuite. Il était même arrivé, disait-on, que l'on retrouvât au retour le même orateur en action. Mais pour un bleu comme Tadano, sans aucun pouvoir, il était absolument exclu de songer à quitter la salle" (page 75). Les réunions finissent à pas d'heure, après quoi la soirée se termine dans un bar, avec séance karaoké, etc. Et Tadano, notre héros, est bien obligé de suivre le mouvement, car en cas d'absence, on lui casserait du sucre sur le dos, ce qui serait évidemment nuisible à sa carrière.
Les attaques en règle contre les professeurs se portent également sur les élèves : "En se servant habilement de ses pouvoirs, [Narita] est parvenu à se voir confier des fonctions d'enseignant. De tels exemples d'un directeur administratif devenant professeur existent dans d'autres universités aussi, mais le plus souvent ceux-ci n'ont pas fait suffisamment de recherche pour obtenir de vrais séminaires et se contentent d'exposer leur vision triviale de la vie humaine dans des cours opportunément intitulés "La vie et l'art", "Logique et société", etc. Certes, c'est regrettable pour les étudiants qui s'y sont inscrits, mais tout compte fait, il faut être bien peu sérieux et sans intention réelle de travailler pour choisir des cours aux titres aussi énigmatiques ; nous ne nous apitoierons donc pas sur leur sort" (page 67-68). Au passage, ces intitulés de cours peuvent en rappeler d'autres, dans certaines écoles en France...
Tadano est un professeur très bavard, qui ne peut s'empêcher de sortir des inepties pour meubler la conversation ou tenter de la détourner ("Chut. Tadano regarda autour de lui. Les étudiants sont tous des espions. Ceux du département de littérature anglo-américaine reçoivent des subsides de la CIA", page 132 ; ou encore "J'ai horreur d'écouter les excuses des autres mais j'adore leur faire entendre les miennes ; parfaitement.", page 134). Malheureusement, lorsqu'il commence à ouvrir la bouche, il ne sait pas où le fil de son raisonnement va le mener, et c'est rarement dans la bonne direction. Parfois, le style même du roman est contaminé par la propension qu'a le professeur à tenir des propos étranges : "Pour qui était-il fait : la demoiselle de bonne famille, ou l'hôtesse de bar ? Il éprouvait le tourment de la langouste un soir de pleine lune, et cette nuit-là, il ne put troouver le sommeil" (page 172).
A part ce petit problème, il est un excellent professeur (un professeur idéal, comme il est dit, dans un passage très amusant de méta-récit, pages 220-221). Et cela tombe bien, car une partie considérable du roman reprend le contenu de ses cours de critique littéraire. Le lecteur est ainsi gratifié d'exposés (souvent... critiques) sur La critique impressionniste, le formalisme russe, la phénoménologie, l'herméneutique, le structuralisme, etc., le tout agrémenté de nombreuses notes biographiques (de Derrida, Husserl, Heidegger, Barthes, etc., et même de Tsutsui !) ainsi que de commentaires sur le fonctionnement des universités (par exemple, page 141 : "Lorsqu'un cours ou séminaire apprécié des étudiants voit son public augmenter, on effectue un changement de salle, ce qui suscite parfois des jalousies et des commentaires déplaisants de la part des autres professeurs") dont on peut supposer qu'elles sont de l'auteur (le texte n'est pas accompagné de "NdT").
Ses cours sont remplis d'exemples concrets, souvent ironiques, qui ramènent les concepts souvent fumeux ou très abstraits à un niveau très terre à terre. Et l'atterrissage peut faire mal. Ainsi, dans son cours sur l'herméneutique, le professeur Tadano définit l'authenticité tel que l'entend Heidegger : "L'authenticité au contraire, c'est quand l'homme fait face à sa souffrance et à sa peine, qu'il l'assume, sans chercher à lui échapper en faisant du tourisme de masse ou en se réfugiant dans la bouffe, bref, qu'il existe réellement en tant que lui-même. Des hommes comme ça, vous ne risquez pas d'en rencontrer dans le Japon d'aujourd'hui." (page 192).
Ou encore, à propos de la sollicitude tel que la définit Heidegger : " Tenez, par exemple, quand on aide les autres, quand on couche avec eux, quand on les trahit, quand on se fait transmettre le virus du sida, tout ça, c'est de la sollicitude dans la terminologie de Heidegger". Le mauvais goût n'est donc pas bien loin...
Finalement, un roman très drôle, pas mal provocateur, pédagogique (on ne lit pas idiot, si je puis dire) grâce aux cours du professeur, dont les personnages sont caricaturaux mais (ou à cause de cela) immédiatement évocateurs. On pourrait peut-être lui reprocher, sur le fond, un petit flottement dans certains développements de l'histoire, notamment en ce qui concerne l'étudiante Namiko Enomoto.
La traversée du temps (Toki e kakeru shojo, 1976, 147 pages, L'école des loisirs, roman traduit en 1990 par Jean-Christian Bouvier).
Ce roman, petit de taille - 147 pages, interlignage propice aux courants d'air - comme d'ambition, est destiné à la jeunesse.
Comme son titre le laisse augurer, l'intrigue - très classique, surtout si on a lu Pierre Boulle, Philip K. Dick, etc. - relève de la Science-Fiction.
Un jour, après l'école, Kazuko (l'héroïne) se trouve à nettoyer l'étage de sciences en compagnie de deux camarades."Après avoir déposé le sac poubelle derrière l'école, Kazuko remonta ranger les ustensiles de ménage. Tout le matériel était entreposé dans la salle de travaux pratiques dont une porte donnait sur le couloir et l'autre sur la classe de sciences naturelles. Kazuko passa par la salle de classe et posa la main sur le bouton de la porte.
Elle s'immobilisa, la main crispée sur la poignée : elle avait entendu un bruit derrière la mince cloison" (pages 11-12)
Plus loin : "Quelqu'un était en train de faire une expérience... mais qui ? Où était-il ?" (page 13).
Comme on le voit, l'auteur sait ménager le suspens au cours d'une histoire un peu naïve, écrite de manière simple et sans fioritures.
Un petit livre sympathique (qui, un temps, fait un peu penser à L'Ecole emportée, le manga de Umezu Kasuo - mais l'histoire n'a finalement rien à voir), qui n'est pas franchement marquant dans l'oeuvre de Tsutsui : il manque de personnalité, on n'y retrouve pas le sarcasme et le politiquement incorrect de l'auteur des Cours particuliers du Professeur Tadano.
Normal, c'est un texte destiné à la jeunesse. Il ne faut pas pervertir trop tôt ces chers petits...
Si l'on cherche à toute force une originalité, peut-être pourrait-on trouver celle-ci : le héros est une héroïne, ce qui n'est sans doute pas si courant que cela dans les histoires de Science-Fiction destinées aux jeunes... encore qu'au Japon, je n'en sais rien !
A noter que ce livre a déjà été adapté trois fois, dont la dernière sous forme d'animé sorti au Japon le 15 juillet 2006. Comme quoi une histoire simple se prête souvent mieux à des adaptations qu'un grand chef-d'oeuvre compliqué.
Films tirés de son oeuvre :
- Oreno chi wa tanin no chi (1974), réalisé par Masuda Toshio
- Weekend Shuffle (1982), réalisé par Genji Nakamura
- Toki o kakeru shôjo (d'après La Traversée du temps,1983), réalisé par Obayashi Nobuhiko
- Jazz Daimyo (1986), réalisé par Okamoto Kihachi
- Bungakusho satsujin jiken: Oinaru jyoso (1989), réalisé par Suzuki Norifumi
- Kowagaru hitobito (1994), réalisé par Wada Makoto.
- Otokotachi no kaita e (1996), réalisé par Ito Hidehiro
- Toki o kakeru shôjo (d'après La Traversée du temps, 1997), réalisé par Kadokawa Haruki
- Watashi no guranpa (2003), réalisé par Higashi Yoichi. Golden Zenith du meilleur film asiatique au Montréal World Film Festival
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Toki o kakeru shôjo (d'après La Traversée du temps, 2006), animé réalisé par Hosoda Mamoru (qui avait commis les Digimon...)
- Everyone But Japan Sinks (2006), réalisé par Kawasaki Minoru.
On peut entendre la voix de Tsutsui dans :
- Senya ichiya monogatari (1969), en compagnie notamment de Yoshiyuki Junnosuke, Endô Shusaku... Un film d'animation de Yamamoto Eiichi.
- Kinpatsu no souge (2000), réalisé par Inudou Isshin.
Tsutsui est également acteur :
- Bungakusho satsujin jiken : Oinaru jyoso (1989), réalisé par Suzuki Norifumi
- Kowagaru hitobito (1994), réalisé par Wada Makoto
- Namida tataete bishô seyo : Meiji no musuko, Shimada Seijiro (1975). Film pour la télévision réalisé par Kuze Teruhiko.
- Ki no ue no sogyo (1997), réalisé par Ishikawa Atsushi
- Meguriai (1998), série télé.
- Sôseiji (1999) : autrement dit Gemini, le film de Tsukamoto Shinya, d'après l'oeuvre de Ranpo Edogawa. Bof bof...
- Hakuchi (1999), film réalisé par Tezuka Makoto (le fils du grand mangaka Tezuka Osamu). Adaptation ratée du chef d'oeuvre de Sakaguchi Ango.
- Shisha no gakuensai (2000), film réalisé par Shinohara Tetsuo (l'auteur de Inochi, 2002, d'après Yu Miri).
- Hojo Tokimune (2001) série télé réalisé par Yoshimura Yoshiyuki. On notera la présence de Watanabe Ken.
- Stacy (2001), réalisé par Tomomatsu Naoyuki. La traduction du titre américain donne : L'Attaque des écoliers Zombies. Ça a l'air nul, et il paraît que ça l'est. Mais la frontière entre le film nul et un film marrant parce que nul est parfois mince...
- Jam Films (2002). Présenté au festival de Cannes. Courts métrages de huit réalisateurs différents. Tsutsui Yasutaka apparaît dans celui réalisé par Ida Jôji (Georges iida), le réalisateur d'un Ring 2 (Rasen, 1998, donc réalisé un an avant celui, beaucoup plus connu, de Nakata Nideo), de Tokyo-Babylon 1999 (1993, d'après le manga de Clamp) et de Dragon Head (2003, d'après le manga de Minetaro Mochizuki).
- Eli, Eli, lema sabachtani ? (2005), réalisé par Aoyama Shiji (le réalisateur du très bon Eureka en 2000, et du beaucoup moins bon Desert Moon).
- Yokubo (2005), réalisé par Shinohara Tetsuo, qui avait déjà porté à l'écran des oeuvres de Yu Miri et Murakami Ryû.
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