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Bo CARPELAN

(Helsinki, 25/10/1926 - Esbo, 11/02/2011)

Bo Carpelan
(photo de Teemu Rajala, 2008)


Finlandais, Bo Carpelan écrivait en suédois, qui est la langue maternelle de plus de 5 % des Finlandais (et de près de 93% des habitants de l'archipel d'Åland - voir des photos de 2008 et 2009).
Il était surtout poète (en vers et en prose), mais il était également romancier (Axel, 1986, par exemple, parle de son grand-père, qui fut intime de Jean Sibelius), dramaturge, critique littéraire, traducteur... Il a aussi écrit des livres pour les enfants (L'Arc, 1968 ; Le Paradis, 1973 Juklius Blom, une tête à part, 1982).
Il a obtenu deux fois le Prix de Littérature de l’État finlandais, ce qui n'était jamais arrivé : pour un livre de poésies (Dans les pièces obscures, dans les claires, 1977) et pour un roman (Berg, 2005).

En 2007, il a reçu le Prix Européen de Littérature pour l'ensemble de son oeuvre.

"Durant la crise des années 30, la famille vit dans la gêne. Puis vient la guerre, qui frappe durement la Finlande. Tous ces souvenirs imprimeront profondément leur marque dans l’oeuvre à venir."
(source : http://www.prixeuropeendelitterature.eu/html/ficheauteur.asp?id=2), notamment en 1969 dans son livre La Cour.
"Il ne faut pas oublier que Carpelan n'avait que treize ans au moment des premiers bombardements de la ville par l'aviation soviétique et que sa jeunesse a étéhantée par les récits des camps de concentration et la menace de la bombe atomique." (postface du recueil 73 poèmes, page 90).

Il fait des études de littérature, de psychologie, d'histoire... et travaille dans une banque (le pauvre, je compatis), dans une librairie, puis à la bibliothèque municipale d'Helsinki, de 1950 à 1980.

Son premier recueil est Comme une obscure chaleur (1946), "c'est un peu la mélodie d'Edith Södergran qu'on perçoit dans ses poèmes élégiaques, mais aussi l'influence de ses contemporains, les poètes suédois des années 40." (page 89). D'autres recueils suivent : Toi, sombre survivant (1947), Variations (1950). Puis, dans les années 50, "une nouvelle objectivité dissipe les accents élégiaques [...] Avec La journée fraîche (1960), il fait encore un pas vers un réalisme où les menues observations et les simples gestes quotidiens prennent la place des symboles." (Carl Gustaf Bjurström, postface au recueil 73 poèmes, pages 89-90).

Bo Carpelan a consacré sa thèse à Gunnar Björling, "philosophe et poète laconique, aux formulations souvent abruptes, d'une simplicité brutale et pleine de sous-entendus au point de prendre parfois l'allure d'un défi lancé au lecteur. Cet exemple l'a sans doute encouragé à chercher une formule encore plus concentrée, encore plus dénudée, quitte à malmener parfois la syntaxe ou à laisser inopinément des mots en suspens, leur suite « logique » apparaissant en quelque sorte superflue. Dans cette voie, concrète et laconique, les 73 poèmes (1966) marquent un aboutissement." (Carl Gustaf Bjurström, 73 poèmes, page 90).

En 1969, Bo Carpelan publie La Cour. Il "revient à un discours plus large, plus narratif, pour évoquer le milieu modeste, mais empreint d'une grande dignité, où s'est déroulé son enfance" (Carl Gustaf Bjurström, 73 poèmes, page 90). Les recueils suivant des années 70 poursuivent cette voie.



- La Cour (Gården, 1969). Traduit du suédois par Pierre Grouix en 2000. Atelier La Feugraie. 89 pages.
"Au dire même de l'auteur, le cycle narratif La Cour (1969) éclaire le passé personnel, diversifie les registres de la voix. [...] L'enfance y est tout, brièveté labile séparant la naissance de la fin de l'innocence qu'est la montée de la folie mondiale, Bergman dirait « l'oeuf de serpent ». Une conférence de 1979 [...] en cerne l'atmosphère : « Les gens et les hommes deviennent aussi des sortes de chambres. Dans La Cour, les chambres sont habitées par des gens pauvres, défaits, muets. Ce que j'ai essayé de faire sentir, c'est le monde des années trente avec leurs petits jardins ouvriers, leurs baux à court terme, leurs puits, leurs bidons de lait, leurs trottinettes, leurs buanderies, leurs récepteurs TSF à cristaux, tout cela dans l'ombre grandissante d'une catastrophe à venir, celle qui était déjà prête dans l'hystérie qui entoura les Jeux Olympiques de 1936." (pages 8-9)

Ce cycle narratif commence ainsi :
"La nappe marron pendait au bord de la table.
Je m'asseyais là invisible dans l'odeur de choux et de chaleur.

Le ciel était pendu à des crochets rouillés, les femmes de la cour de plus en plus petites.
Elles étaient les seules fleurs qu'avait l'été,
Portaient des seaux dans l'arrière-cour désoleillée.
[...]

Dans le puits de la cour, une eau à la clarté de source.
" (page 11)

Chaque page comporte un petit texte poétique, plus ou moins long, un fragment de l'enfance.
Par exemple, la page 13 :
"Il avait coutume de dire : une largeur de main de silence en plus.
Il levait alors sa main pour qu'on l'inspecte. Elle avait navigué au large.
Je voyais qu'elle avait servi de voile
Et que le silence régnait sur la mer.
"

Histoire de voisins, parfois, comme à la page 23 :
"
Mère n'avait parlé d'elle qu'à de rares occasions.
Il y avait si peu à dire.
Elle vivait seule depuis que son mari et leur fils unique
s'étaient noyés une nuit de juillet non loin de Högholmen.
Elle nous saluait en silence ; en silence nous la saluions.
A Noël, elle était la seule à accrocher une couronne d'airelles à sa porte.
Le troisième dimanche de janvier elle y pendait encore
mais d'elle, aucune trace.
Mère eut un sombre pressentiment.
Ils la trouvèrent mais on ne me laissa pas regarder.
Tout, dit Père à Mère, était à sa place et propret,
comme si elle avait attendu une visite.
"

Le plus souvent, le texte est court, parfois une description, on pense aux petits textes japonais :
"Dans l'obscur de novembre, l'eau n'est plus de l'eau,
elle bouge froide et inerte comme une huile noire saupoudrée de débris de lumière.
L'été n'aura plus jamais lieu.
" (page 35).

Il y a de bien jolies phrases, comme, page 65 :
"Si vous mettez une personne dans l'obscurité, vous la forcez à inventer les couleurs".

"Le brouillard du crépuscule ceignait les arbres du parc.
Sur la plage entre les bateaux silencieux, les vieillards
se taisaient, même eux, l'un après l'autre.
On se sentait en sécurité, comme lorsque l'espoir a fui
". (page 73)


Un vraiment très beau texte, parfois - et c'est un élément de sa beauté - énigmatique, tout comme le genre de ce livre, inclassable.

Finissons en musique, avec Winter was hard,mis en musique par le Finlandais Aulis Sallinen. Il s'agit en fait d'un fragment de La Cour :
"Il n'y avait pas grand-chose à donner aux canards.
Mère retournait la boîte à pain la tête en bas. Les canards cancanaient et semblaient mécontents.
L'eau était noire et gelait vite fait.
L'hiver était dur, et même l'argent gelait à la banque.
Le samedi soir ne pouvait se fêter qu'un samedi sur deux.
" (page 43)

On peut écouter cette pièce, interprétée par Le Kronos Quartet :




- 73 poèmes (73 dikter ; 1966). Traduit du suédois par Carl Gustaf Bjurström et Lucie Albertini en 1984. Obsidiane. 94 pages.
Une citation de Pasternak se trouve en début du recueil :
"L'énigme au-delà de la tombe peut-elle être résolue - je ne le sais pas.
La vie, comme le silence de l'automne est - précision
".

Ce recueil a été écrit avant La Cour.
A cette époque, il cherchait "une formule encore plus concentrée, encore plus dénudée, quitte à malmener parfois la syntaxe ou à laisser inopinément des mots en suspens, leur suite «logique» apparaissant en quelque sorte superflue. Dans cette voie, concrète et laconique, les 73 poèmes (1966) marquent un aboutissement", écrit Carl Gustaf Bjurström dans sa très intéressante postface, page 90).

"[...] Brahms, par exemple, qui dans 73 poèmes dix ans plus tard sera encore l'objet d'une suite de poèmes, inspirés par un malencontreux mélange de vin blanc et de Ein deutsches Requiem" (extrait de Bilan poétique intermédiaire, dans le recueil Le jour cède, traduit par Carl Gustaf Bjurström et Lucie Albertini, Arfuyen, page 37).

Les poèmes sont donc souvent lapidaires, et rappellent fréquemment les haïku (il y a souvent une notation de saison).
Par exemple, le deuxième poème :

La montagne ;
la fleur qui fait
éclater la montagne
Berget;
blomman
sprängande berget

Parfois, le poème se rapproche d'une définition (poème 27) :

La mer,
sa mesure humaine :
la noyade.
Havet,
en mänsklig dimension:
drunknandets.

Ou encore (poème 41) :

L'arbre,
lumière
ramifiée
Trädet,
det förgrenade
ljuset

Evidemment, tous les poèmes ne sont pas aussi courts ; continuons donc avec les arbres (poème 43) :

Arbres en hiver,
fragiles, leur paix
vue sans voir
j'étais jeune.
Vinterträd,
sköra, deras stillhet
såg jag, såg ej
som ung.

Les arbres, et le temps qui passe (poème 44) :

Des corneilles
dans les arbres.
Ta vie t'appelle
d'une voie rauque
et ricanante.

Kråkor
i träden.
Ditt liv ropar,
hånfukllt,
med trasig röst.

La vie qui fuit, un des thèmes qui reviennent (poème 64) :

Comment la chambre
s'obscurcit-elle aussi vite,
le chemin est-il si court
où si longtemps je suis allé
voyant en moi mon père,
c'est ainsi qu'il était assis
et les jours s'enfoncent
bientôt disparus.
Hur mörknar rummet så fort,
är vägen så kort jag gick så länge
och såg min far i mig, så satt han
och dagarna sjunker, är borta.

(on notera que la traduction est sur 8 lignes, le texte originale sur 4 lignes).

Parfois, c'est mystérieux (poème 36) :

Avant que le matin n'ouvre les rives
les vagues s'arrêtent un instant
tout près de moi
Je me réveille :
elles roulent de nouveau
comme si j'avais rêvé

Innan morgonen öppnar stränderna
stannar ett ögonblick
vågorna tätt invid mig
Jag vaknar:
de strömma åter
som hade jag drömt

Il y a souvent une menace sourde, diffuse. Lisons ce poème-constatation (poème 49) :

Dans le noir
la lumière
fait peur
Skräck
för ljuset
i mörkret

Et finissons par l'avant-dernier poème du recueil (poème 72) :

Neige bleue,
le jour
s'éteint
Bläsnön,
dagens
skymning


Un très beau recueil.



- Dans les pièces obscures, dans les claires (I de mörka rummen, i de ljusa ; 1976). Traduit du suédois par Pierre Grouix. Préface de Judith Chavanne.Atelier La Feugraie. 91 pages.
Prix de Littérature de l’État finlandais.

Deux extraits de la préface de Judith Chavanne :
"La lecture de Dans les Pièces obscures, dans les claires, ce recueil de la maturité de Bo Carpelan, est elle aussi une traversée. Le lecteur découvre et mûrit une expérience - l'expérience humaine - à la faveur d'une écriture décantée. [...]
Car, où vivons-nous ? Aussi bien, où sommes-nous ? Sinon dans ces paysages, ces pièces ou ces autres chambres du souvenir et du rêve ? [...] Le temps se constitue d'une succession d'espaces et l'image qu'on s'en forme est elle-même spatiale.
« Tu es un enfant, tu vois
ta vie d'adulte
à travers les jumelles des années enfuies :
là sont les rues, la pièce
que tu abandonnas,
tout est inébranlable comme pierre,

pierre qui scintille
» " (pages 7-8)

"Quelle que soit l'âpreté des destins évoqués par plusieurs poèmes qui rappellent l'univers et la tonalité de La Cour, ce présent recueil semble être une invite à s'alléger ; comme la vie pourtant, il est grave, mais toujours avec élégance et discrétion, sans solennité : il suffit de la profondeur de l'expérience et de la maturité de la méditation. [...]
Le poème est lui-même une élévation, prendrait-il racine en la mort ; [...] incidemment, en effet, au sein d'un paysage, le poète comprend que notre vie s'illumine et croît depuis la mort ; c'est la leçon, l'apaisement aussi que l'on reçoit de ces pages :
« Une chose d'importance monte de la terre
Puisqu'elle recèle des morts en si grand nombre.
Elle est si belle, la prairie, sa beauté si légère.
Une chose d'importance parmi les racines éclaire la cime.
» " (pages 8-9)

Comparé à La Cour ou à 73 poèmes, dans ce recueil on voit la nature de façon plus calme, apaisée (en apparence seulement, peut-être, le "se sent observé" est-il menaçant ?) :

"Une voile blanche luit à travers le soir, le coup de rame
effleure à peine l'eau, chaude comme ta peau.
Le nageur se repose sur la berge, les étoiles
se bercent près de lui.

Quelqu'un parle s'interrompt brusquement,
se sent observé, sort sur la véranda,
à la main une lampe à huile.

De la rive opposée viennent des voix, un accordéon
dans la douceur nocturne d'août.
Elle, la femme enceinte, erre lentement au long du sentier,
S'arrête et voit les couronnes denses des arbres
étreindre le ciel.
" (page 86).

Voici le poème où l'on retrouve le titre :

"Te percevoir
est comme franchir un seuil
séparant une pièce obscure d'une claire,
l'obscurité mouillée et légère
comme des habits sur les mains.

Te toucher
est comme croître à travers la terre,
quasi emplie de courants et de parfums
le long de nos côtes,
où nous reposons
le temps d'une vie passée dans les pièces obscures,
dans les claires.

Les jours
passent, réclament plus de liberté,
plus de silence -
Nous vivons comme la graine,
cachée,
qui déploie en elle
sa couronne vers le ciel.
" (page 48)

Dans son texte Bilan poétique intermédiaire (voir plus bas), Bo Carpelan écrit : "Il n'est pas possible d'obtenir de bonnes images bien nettes sans lumière, et sans chambre noire. Dans les chambres noires et les chambres claires se déroule notre vie qui change comme change la lumière. L'important, c'est que le photographe de l'âme et du paysage connaisse son métier."

Un dernier poème :

"La lune brille
faible, inclinée.
Tu l'apportes
en moi,
puis l'éteins.
Tu es fraîche,
Entièrement fraîche
Et tu as le goût de sel
." (page 82).


Un beau recueil, parfois moins immédiatement compréhensible (mais dont le sens s'éclaire généralement à la relecture, et puis la poésie n'est-elle pas faite pour être relue ?), plus contemplatif (la nature est plus présente) et un peu plus apaisé.


le jour cede

- Le Jour cède suivi de Bilan poétique intermédiaire (extraits). Traduit du suédois par Carl Gustaf Bjurström e Lucie Albertini. 45 pages. Arfuyen.
Le Jour cède date de 1983.
La partie poème occupe trente pages, et encore en bilingue. Donc, est-ce que le mot "extraits" s'applique au seul Bilan poétique intermédiaire ou bien aussi à Le jour cède ?

Le poème le plus long, éponyme, commence ainsi :
"Le jour cède.
Et lui, il ressuscite
d'entre les vivants.
Il voit, de bonne heure,
que les plantes du printemps
ne savent rien de la puissance de l'automne,
de l'écorce qui pourrit, de la vermoulure,
du pied indifférent qui l'écrase,
du sang au bord de l'eau.
Comment ne voient-elles pas,
La femme au bec-de lièvre derrière le sapin
ou la phtysique
cachée derrière le rideau
dans la chambre des enfants,
tout ce qui fut consumé, abattu ? [...]

Le jour cède,
L'instant est anéanti,
le mur résiste au cri,
Le cri s'envole à tire-d'aile
sur les toits inflexibles
au milieu des lumineux nuages.
" (pages 11-15).

Et puis c'est novembre :
"[...] l'arbre tutélaire, printanier,
est encore là,
feuilles en flammes,
La neige tourbillonne tout autour
[...]" (page 21)

"l'enfant meurt
à l'intérieur de l'homme adulte,
le soleil est couvert de nuages
comme la blessure est couverte
de coton sale qui absorbe le sang
" (page 25)

Et la toute fin du poème :
"Les morts tombent souriants dans nos bras,
nous souhaitant la bienvenue,
Nous bénissant,
de leurs frêles bras.
" (page 27).

Ce beau poème, parfois incantatoire ("Le jour cède", revient, encore et encore), est nettement plus long que les autres poèmes du recueil, très peu nombreux.

Puis vient un texte, Bilan poétique intermédiaire, dans lequel Bo Carpelan parle de lui, de son évolution littéraire, commente certaines oeuvres :
"Pour exprimer aussi honnêtement que possible ce qu'il [le poète] a vu et vécu, il faut que, sans ornements, il aille droit aux choses et au vécu - dans les dernières lignes on peut trouver une pointe discrète à l'égard de Södergran. La fraîche journée est pour moi le premier recueil où j'ai trouvé la clarté que je recherchais :
Le soir est près de l'herbe
la baie est effleurée par les vents
Le soleil baisse son feu
dans le nuage.
Clair, sans étoiles, est le ciel.


Le mouvement d'un poème comme celui-ci part d'un « est » statique, passe par un « est effleuré » actif pour revenir à son point de départ, en une sorte d'arc dessiné par l'horizon.
Il y a un soulagement et un calme dans La fraîche journée qui est, peut-être le réconfort éprouvé après des années cinquante compliquées et lourdes à porter sous tous rapports.
" (page 40).

"Je présente les souffrances du temps, de la société ou des classes sociales sans proposer de solution toute faite : c'est le cas dans La Cour ou dans mon roman Voix dans l'heure tardive. La description, grâce à son intensité, doit être en elle-même un message suffisant : le reste est pamphlet, journalisme, sermon. Je résume ainsi ma poétique dans 73 poèmes :
Pas de toit.
Pas de murs.
un plancher
minutieusement arpenté.

En d'autres termes, le poète doit savoir où il se trouve, ce qui est sa base, ce qui est sa propre voix : alors elle porte, dans les directions les plus diverses [...]
Peut-être ai-je surestimé dans 73 Poèmes la concentration comme moyen de purifier et de rendre la poésie plus active sans remarquer que la clarté et la simplicité que je recherchais menaient facilement à la cryptographie. [...]
Tout à l'inverse, j'ai poursuivi en 1969 avec La Cour, qui occupe une place à part dans mon oeuvre. Elle a mis au clair mes liens avec le passé, mes racines ; elle a apporté une nouvelle perspective et une nouvelle expression, une sorte de parlando.
" (page 42).

"Le poème surgit - je l'ai déjà souligné - d'une sorte de besoin intense de localisation : où suis-je par rapport à la chambre, aux objets, aux gens, au paysage, au monde ?" (page 43)

 

On peut écouter parler Bo Carpelan :

 

 

Quelques autres oeuvres :
- Moins sept (1952)
- La Source (1973)

 

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